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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Petits bolides

Roulez, roulez, petits bolides,
L'homme de cette époque a un bel avenir,
Il va, il vient, l'âme impavide,
Il passe tout son temps à aller et venir.

Il est de passage.

Mais où vont-ils, ces braves gens
Que je vois défiler dans leur automobile ?
Arrêtez-les, monsieur l'agent,
Pour les interroger. Quel est donc leur mobile ?

Pourquoi ces voyages ?

Aller plus vite, aller plus sûr,
Curieux paradoxe au résultat pervers :
Gare à qui tombe en roulant sur
Un fou du volant qui fonce à tombeau ouvert.

Bonjour le carnage !

Vroum-vroum, tut-tut ! Petit garçon,
Mes modèles réduits m'ont amusé beaucoup,
Puis j'ai recraché l'hameçon,
L'appât nommé voiture avait fort mauvais goût.

Opportun sevrage...

Oh, je l'avoue sans déshonneur :
Je profite parfois de l'auto d'un parent
Mais je ne suis qu'un amateur
Qui joue les passagers cinq ou six fois par an.

Jamais davantage.

« Terre, je ne veux pas te nuire,
Donc, je ne conduis pas. — Je suis éberlué !
Tu vis sans permis de conduire ?
— Moi, j'appelle ce truc : permis de polluer. »

Fameux héritage !

Roulez, roulez, petits bolides,
L'homme de cette époque a un bel avenir,
Il va, il vient, l'âme impavide,
Il passe tout son temps à aller et venir.
Davézieux, jeudi 18 juillet 2013
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