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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Mythologie 21

« Sur la Terre émue – elle en tremble encore,
La Terre, elle oscille et elle en frémit ! –
L'Homme est apparu, que les dieux adorent. »

« Vois ces êtres chétifs... Sais-tu qui les a mis
Sur ce bout de planète ? — Oh, ça ? Non, je l'ignore. »
Et les dieux attentifs observaient les fourmis...

« Je veux être seul à régner ! Aux armes !
Les peuples vaincus que j'aurai soumis
Connaîtront le prix du sang et des larmes ! »

« Bon, quel est ce chaos ? — Deux armées ennemies ! »
Puis (riant) : « Le combat ne manque pas de charme ! »
Et les dieux de là-haut regardaient les fourmis...

« Que meure l'impie ! Ce n'est que justice !
Et s'il faut mourir : pas de compromis !
Hérétique, athée, païen... Immondices ! »

« Qu'ils sont désopilants ! Écoute : il a promis
De périr pour sa foi ! Le fameux sacrifice ! »
Et les dieux jubilants se gaussaient des fourmis...

« Moi j'exige tout, plus et... davantage !
Honte au misérable ! Entends–le ; gémis,
Pauvre malheureux ! Non : pas de partage ! »

« L'excellent appétit ! — C'est plutôt boulimie !
Bah, qu'importe, bientôt la mort les rendra sages ! »
Et les dieux divertis s'amusaient des fourmis...

« La vie est partout : la grande aventure !
L'Homme est-il pas fait pour trôner emmi
Toutes destinées, toutes créatures ? »

« Sont-ils bêtes assez ? Holà, les insoumis !
Il est une déesse, on la nomme Nature ! »
Et les dieux courroucés parlèrent aux fourmis :

« Qui faudrait-il prier, êtres tant imbéciles
Que vous ne comprenez les choses qu'à demi,
Pour que vous préfériez au déshonneur facile
– On n'a rien à gagner à jouer l'infamie –
La fierté d'avoir su, face à l'instinct vorace,
Aux choix inopportuns, aux vœux toujours remis,
Découvrir au-dessus de votre triste race
Un intérêt commun... ? Vaste dichotomie !
Mais décidément non... Vous êtes trop stupides,
Et avec passion, petits êtres. Parmi
L'Univers, votre nom signifie suicide,
Mort et destruction. Vous savez l'alchimie
Qui conduit au trépas. Salut ! Grand bien vous fasse !
Que vienne votre tour face au sort affermi.
Vous ne méritez pas même que l'on vous chasse ! »

Et les dieux sans retour quittèrent les fourmis.

« Sur la Terre émue – elle en tremble encore,
La Terre, elle oscille et elle en frémit ! –
L'Homme est souverain, que les dieux adorent. »
Sur le Montmiandon (l'Olympe annonéen), vendredi 22 avril 2016
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