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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Le parc Monceau

Allons faire un saut
Jusqu'au parc Monceau.

Un temple en ruine,
Colonnes divines,
Autour de l'étang,
Des canards contents
Pour une fillette
Qui leur tend des miettes.

Cinq femmes, pas d'hommes,
Des yogis en somme
En état second
Font pour leur qi gong
De lents gestes amples
À côté du temple.

Un vieux pont de pierre
Saute une rivière
Qui va nulle part.
« C'est déjà qu'on part ? »
Pleure une gamine
Qui fait triste mine.

Sur l'herbe authentique,
Des gens pique-niquent
En groupes assis ;
On y dort aussi,
On y fait la pause
Quand midi s'impose.

Des moineaux candides,
Des pigeons avides
Cherchent du pain vers
Le banc de bois vert
Où je me restaure...
« S'il te plaît, encore ! »

Une mariée
De blanc habillée
Passe, mine heureuse
Dessous une yeuse :
C'est jour à Paris
Où l'on se marie.

En marron, en beige,
Tourne le manège,
Petits garnements.
Là, une maman
Pousse, effort notoire,
Une balançoire.

À dos de poney,
Bambins japonais,
Vous faites parade.
D'une promenade
Les enfants gâtés
Savent profiter.

Sorti au passage
D'un livre d'images,
Voici bondissant
Parmi les passants,
Curieuse chose,
Un grand lapin rose.

Une pyramide
De briques solides,
D'un bloc chapeautée,
Dresse ses côtés
(Quatre). Bagatelle,
Mais à quoi sert-elle ?

Antique portique,
Ruine mythique
Ou contrefaçon ?
De toute façon,
Qui franchit la porte,
Pourvu qu'il ressorte...

Des statues attendent
Dieu sait pour quel rende-
Ez-vous arrangé.
Statues, sans bouger,
Combien de semaines ?
Tout plein, des centaines !

Il n'était sans doute
Pas bien sur ma route,
Ce joli parc. Mais
Un détour jamais
N'offrit telle aubaine :
Ça valait la peine

D'aller faire un saut
Jusqu'au parc Monceau.

Paris, parc Monceau, samedi 21 mai 2016
Annonay, parc Mignot, vendredi 21 mai 2021
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