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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)
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Govardhan

C’était un rituel chez les habitants de Vrindavan d’adorer Indra, le dieu de la pluie. Un jour, alors que les préparatifs battaient leur plein, Krishna suggéra aux villageois de vénérer plutôt la colline de Govardhan. Ils ont accepté et ont commencé à vénérer la colline. Cela a mis Indra très en colère et il a lâché ses nuages de pluie sur le village.
*** Govardhan (a)
*** Govardhan (i)
Les habitants de Vrindavan,
Un jour pour Indra s'activant
À leur besogne rituelle,
Préparaient l'offrande annuelle
Qu'ils donnaient au dieu de la Pluie
Pour solliciter son appui :
« Dieu de la Pluie et du Tonnerre,
Que cette offrande rémunère
Tes services : protège-nous,
Que jamais jusqu'à nos genoux
La pluie que tu verses ne monte ! »
Mais Krishna-que-rien-ne-démonte
Dit aux locaux de Vrindavan :
« Songez à vos bêtes souvent,
À vos champs comme à vos récoltes
Soyez attentifs ; désinvoltes
Soyez pour le dieu de la Pluie.
À trouver quelque parapluie,
Je vous aiderai s'il se fâche. »
Or on l'écoute, on fait relâche :
Pas de prière pour Indra.
« Je vais faire ce qu'il faudra,
Bougres de païens ordinaires,
S'énerve le dieu du Tonnerre,
Pour que vous compreniez bientôt
Qu'avec moi c'est pas du gâteau ! »
Indra de l'eau fait déballage,
La pluie déborde le village...
Mais Krishna de son doigt ardent
Soulève le mont Govardhan ;
Tout le monde se précipite
À l'abri tandis que crépitent
Les gouttes sur le mont sacré.
« Ben ça au moins c'est du concret !
S'écrient les villageois. Sans doute,
Quel parapluie ! Nul n'y redoute
Indra-qui-cherche-les-ennuis ! »
Pendant sept jours, pendant sept nuits
Krishna tient en l'air la colline
Pendant que la pluie dégouline.
Puis Indra comprend – hosanna !
Qu'il ne pourra vaincre Krishna
Le puissant. Sur ces entrefaites,
Il accepte enfin sa défaite.
Pluie, nuages, tonnerre, éclairs,
Tout cesse... Il est à nouveau clair,
Le joli ciel de Vrindavan
– Comme il l'était auparavant.

Moralité : prends donc grand soin
De ceux qui sont dans le besoin.
Bienvenue l'aide qu'on propose
À tel que la vie indispose.
(Éventuellement encor,
Regarde le ciel quand tu sors
Et n'oublie pas – si fait le sage,
Ton parapluie sous les nuages).
Annonay, jeudi 22 décembre 2022
Note de l'auteur : les trois poèmes de cette partie ont été écrits à la demande de Virginie, une amie peintre. Ils devaient à l’origine accompagner trois tableaux évoquant trois aspects de la vie de Krishna. Cela ne s’est pas fait mais j’ai aimé écrire ces poèmes et j’ai voulu qu’ils soient publiés. Que Virginie soit remerciée pour m’avoir autorisé à les accompagner de ses peintures.
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Signature (i)