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POÉSIES DE MON CŒUR
L e s   c a h i e r s   d e s
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Sonnet du virus
(Pauvre virus !)



Pauvre virus, pauvre lampiste
Que l'on qualifie d'« ennemi »,
Ignore même qu'il existe
– Nature ne l'a pas permis.

L'homme face au virus persiste
À l'accuser (quelle infamie !),
Plus naïf qu'un espérantiste,
Plus orgueilleux qu'il n'est admis.

Pauvre virus sitôt qu'on passe
En profite et si tu trépasses
Ne saura rien de ton trépas

Puis à son tour sans insister
Périra, ne se doutant pas
Qu'il a dû naguère exister.


Annonay, mercredi 29 avril 2020


Note de l'auteur : un examen, même sommaire, montre que le métabolisme de ce sonnet est affecté (dans le second tercet). Ça doit être le virus...