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POÉSIES DE MON CŒUR

31 août 2019 : le vol. 5 des Poésies est arrivé


Le vol. 5 des Cahiers des Poésies de mon cœur sera donc né (si je puis dire) en août 2019, certes de justesse, mais en août quand même : le dernier jour du mois.
Vol. 4
Ce recueil est une exception dans la série des Cahiers précédemment parus, tous fidèles aux règles de la poésie classique contemporaine (et francophone, ça va de soi) puisqu'il est entièrement composé de « poèmes courts japonais », autrement dit : de haïku et de senryû. Non, il n'y a pas de fautes ; d'après P. Costa, auteur du « Petit manuel pour écrire des haïku » aux éditions Picquier poche, les mots haïku et senryû ne prennent pas la marque du pluriel, bien qu'il soit possible de les affubler d'un « s » quand ils sont réunis, pour le pire parfois et ici pour le meilleur – du moins, je l'espère !

Loin des « japoniaiseries » à la mode (certaines n'ont même pas ce souci, elles sont intemporelles), P. Costa, dans le livre précédemment cité, met les choses au point avec fermeté et humour. Il écrit :

Depuis que nous le connaissons, on peut dire que le haïku a toujours été la victime d’une sorte d’imposture qui s’articule autour de quelques fausses vérités. La plus absurde, c’est celle qui prétend que le haïku est un poème « spirituel » inspiré par le zen ou en étroite relation avec lui, quelquefois même légué par lui. Une autre idée absurde, qui dérive de la précédente, c’est celle qui parvient à percevoir dans le haïku un double sens ou un sens caché. [...]

Un haïku, disait Bashô lui-même (premier maître du genre), « c’est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment »... Et encore : « Un hokku (entendez haïku) doit posséder un sens limpide. »

[...] Qu’on se le dise une fois pour toutes : dans le haïku, il n’y a pas le moindre zeste de zen, ni même de « spiritualité » sous quelque forme que ce soit. Et il n’y a pas plus de double sens ou de sens caché. Dans le haïku, il n’y a rien d’autre que ce que le poème exprime, un point c’est tout !

Vol. 4 Dois-je préciser que les poèmes de ce vol. 5 ont été composés dans cet esprit ?

Le lecteur trouvera 650 haïku & senryû dans ce recueil, cinq par page – et du coup, la pagination de ce cinquième opus est conforme à celle des autres livres de la série, entre 140 et 145 pages.

Ces poèmes ont été écrits sur une période de deux ans, de janvier 2017 à décembre 2018. En réalité, le plus gros du travail était fait au tout début de 2018 mais bien naïf qui croit qu'il touche au but parce qu'il a terminé la rédaction d'un poème (ou d'une série de poèmes). Il est bon parfois (toujours ?) de mettre de côté les textes récemment achevés et de passer à autre chose... avant d'y revenir au bout de quelque temps. C'est ce que je fais usuellement en poésie versifiée, métrée et rimée et c'est ce que j'ai fait aussi pour mes « poèmes courts japonais ».

Pour autant, que l'auteur n'aille pas se fourvoyer à la recherche de la perfection ! Il vient un moment où l'on doit savoir s'arrêter et ce moment se présente lorsqu'on a le sentiment que les corrections qu'on apporte... font plus de mal que de bien. Après les ultimes retouches survenues fin août 2019, ce moment était venu.

Belle lecture.

P.S. : les haïku & senryû du vol. 5 des Poésies sont consultables en livre animé.