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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Sexcitation



Il est de bon ton que l'on chante,
Pour un rimeur,
Ses amours : si je fus charmeur,
Vous fûtes, divine méchante,
D'abord hautaine (habilement)
Puis, charmeresse,
Vous avez mis mon cœur en laisse
Et me voilà vôtre, humblement.

Il est de bon ton que l'on chante
Bien galamment
La passion, les sentiments ;
Cependant la femme déchante,
Qui aimerait plus de vigueur,
Moins de promesses :
Adonc parlons un peu de fesses
(Si ne m'en tenez pas rigueur).

Donne tes lèvres, ma déesse,
À ton amant,
Nul mot, nul propos, nul serment,
Juste le désir qui nous presse.
Mais que fais-tu de ma pudeur,
Belle indécente ?
Dois-je entamer une descente
Vers un endroit plus prometteur ?

Donne tes lèvres, ma déesse,
Avec lenteur
À t'explorer... Suis-je fauteur
Pour ce que ma langue caresse ?
Ma langue qui va doucement
Là, pénétrante,
Puis ma bouche, ma fière amante
Remonte vers tes seins gourmands.

Il n'est rien de mieux que l'attente
Mais si l'ardeur
Lors se mesure à la raideur,
Ouvre pour moi ta jolie fente.
Elle aussi, impatiemment,
La pécheresse,
Attend cet objet qui se dresse
Et l'attire comme un aimant.

Il n'est rien de mieux que l'attente...
Un court moment !
Je monte à l'assaut vaillamment.
Ma position dominante
Te déplaît ? Prends de la hauteur,
Ô ma maîtresse,
J'assurerai le coup, traîtresse,
Quoi qu'il advienne en bon fouteur.

Chérie, permets que je t'adresse
– Oh, n'aie pas peur ! –
Cette requête du grimpeur :
Ton beau con, où mon vit s'empresse,
N'en peut mais, provisoirement
Prend la tangente ?
Tourne-toi car ton cul me tente
Et passons par le fondement.

Chérie, permets que je t'adresse,
Modestement,
Mes plus sincères compliments
Pour tes magnifiques prouesses.
J'ose espérer, moi le faiseur
De rimes gentes,
Avoir été, mon exigeante,
Pour ton plaisir hardi baiseur.


Annonay, samedi 18 juillet 2015