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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)

Poème optimiste

Mes meilleurs souvenirs sont dans les jours à poindre.
Rien ne peut revenir, inutile de geindre
Et les feuilles semées par l'automne fatale
Ne remontent jamais sur leur branche natale.

Je me suis retourné tant de fois ; c'est assez,
Le souvenir qui naît embellit le passé :
« Ah, j'aurais dû, vraiment... » Mais de force ou de gré,
Il en fut autrement. À quoi bon les regrets ?

Chaque seconde vit et meurt ; je m'en contente.
Oui, j'avais des envies, oui, j'avais des attentes,
Telle qui fut déçue, telle exaucée bien vite,
Qu'importe : j'ai reçu le prix de mes mérites.

Passent les jours, les nuits, les mois et les années,
Il est sage, celui qui pense : « Destinée,
J'ignore tout de toi – pourquoi donc le nier ? –,
L'instant présent, je dois, je veux l'apprécier. »

L'oubli n'a pas de foi, qui dupe la mémoire :
C'était mieux autrefois, on connaît tous l'histoire.
Mon cœur, tu pousses maints soupirs mais il faut dire :
Ce sera mieux demain, j'ai déjà connu pire.

Ainsi coule la vie, le temps, cet aigrefin,
Nous confond à l'envi ; mais si l'on sait la fin,
Rien ne sert de courir. Pour autant que l'on peut,
Puisqu'il faudra mourir, sachons attendre un peu...
Annonay, dimanche 17 janvier 2016
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