Vers le haut de page
Vers le bas de page

POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Liberté



Je n'aime pas vraiment les frontières qui cernent
Peuples, pays, états, nations qui abondent
Et j'ai le sentiment d'avoir le cœur en berne
Quand je ne réponds pas en citoyen du monde.
Mais j'aime encore moins les humains qui habitent
Ces pays, ces états, ces contrées de la Terre
S'ils se disent chauvins et s'ils s'en félicitent.
Voyez le résultat : des conflits et des guerres.

Je n'aime pas vraiment la femme enveloppée
Des pieds jusqu'à la tête en une toile austère
Et qui fait le serment qu'elle doit se draper,
Le doit et le souhaite, affable et volontaire.
Mais j'aime encore moins ces barbus intégristes
Qui imposent leur loi et la loi de leur culte.
Dieu lui-même est témoin pour peu que Dieu existe
Des sinistres exploits de ces crétins incultes.

Je n'aime pas vraiment les sectes fanatiques,
Gourous, grands manitous avides de pouvoir,
Incluse évidemment la secte catholique,
Ennemies avant tout du désir de savoir.
Mais j'aime encore moins les fidèles qui pensent
Que ce Dieu que vénère une foule mystique
Pourrait avoir besoin de croire en sa présence.
Si Dieu revient sur Terre il se fera laïque.

Je n'aime pas vraiment l'impression que donne
L'idée que notre globe est comme une prison.
L'univers est ferment, l'immensité résonne,
Or la vie se dérobe, amère trahison.
Mais j'aime encore moins la foule pessimiste
Qui passe son chemin emportée par le vent,
Même seul dans mon coin et même fataliste,
Je crois aux lendemains et je vais de l'avant.


Davézieux, dimanche 10 février 2013