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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


La comptine des angines



Chantons, chantons la comptine,
La comptine des angines.

C'est l'angine à blanche face,
Blanche comme lys qui passe
Royale dans les palaces,

C'est sa sœur l'angine rouge
Qui touche tout ce qui bouge
Mais qui préfère les bouges,

C'est l'angine jaune vif,
L'intègre qui frappe au pif
Pauvres ou riches, kif-kif,

C'est l'angine caca d'oie
Que, ô jamais on ne doit
Tripoter avec ses doigts,

C'est l'angine à peau d'orange,
La plus polie – « Je dérange ? »,
Polie mais quand ça l'arrange,

C'est l'angine vert saumure,
En somme angine pas mûre,
Qui glisse dans un murmure,

C'est l'angine bleu buvard
Qui rend muets les bavards
De la Manche jusqu'au Var,

C'est l'angine noire dont
On se plaint souvent – pardon –
Dans les gorges du Verdon,

C'est l'angine omnicolore
Enfin, que le peintre adore,
Splendide et (presque) indolore.

Gens de toutes origines
Qui hébergez une angine,
Hommes, femmes, androgynes,

En jupe, en robe ou en jean,
Féministes, misogynes,
Buveurs d'eau, buveurs de gin,

Parenté, frangins, frangines,
Elfes, éfrits, lutins, djinns,
Gonflons, gonflons la poitrine,

– Discipline, discipline ! –
Puis grimpons sur la colline
Et chantons, voix cristalline, ...

(au début, ad libitum)


Annonay, lundi 21 novembre 2016