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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Je n'ai besoin de rien



Je n'ai besoin de rien,
Le peu que je possède est juste illusion.
Je vois clair maintenant, naguère Terrien
Dans la confusion.

Naguère près d'admettre,
Objets inanimés que vous étiez, prospères
Tentateurs des humains, bien faits pour nous promettre
Le bonheur qu'on espère.

Piètre société
Qui croit que le bonheur c'est la possession,
Qui croît pour répéter : « Achetez, achetez ! »,
Trompeuse impression !

Le peu que je possède
Est juste illusion ; ce corps où je demeure
Ne m'appartient pas plus ; l'Homme le rétrocède
Quand il est temps qu'il meure.

Je mourrai, nul souci...
Mais pour être vivant il faut prendre grand soin
Du cœur, aussi de l'âme et de l'esprit aussi.
De quoi ai-je besoin ?

J'ai besoin de tendresse,
D'amour et d'amitié, de joie et d'espérance,
J'ai besoin de tes mots, besoin de tes caresses
Et de ta tolérance.

Je ne possède rien
Hormis l'instant présent, quelques bons souvenirs
Et l'espoir pour demain de jours aériens.
Combien sont à venir ?

L'amour que je dispense,
Celui que je reçois ne sont pas, voix félonne,
Au livre de ma vie, recettes et dépenses,
Inscrits sur deux colonnes.

Triste société,
Le monde est un commerce où les marchands sont rois,
Tout se vend, tout s'achète et quoi ? S'inquiéter ?
Pourquoi ? Quel désarroi ?

Celui, sombre déroute,
De ceux qui ont rempli leur escarcelle, avides,
Et que le désespoir rattrape en cours de route
Quand soudain un grand vide...

Ils ont tant épargné,
Ils ont tant amassé puis leur âme éperdue
Un beau jour s'est brisée ; à trop vouloir gagner,
Ils auront tout perdu !

Pour vivre l'âme heureuse,
Je n'ai que ce désir de t'aimer, mon unique
Et d'être aimé pareil. Choses accapareuses,
Que servez-vous ? Bernique !

Je n'ai besoin de rien,
Le peu que je possède est juste illusion.
L'amour est généreux, l'argent fait le vaurien
Et moi, pauvre de moi,
Je suis riche d'émois,
Qui suis riche de toi – et à profusion !


Annonay, mardi 1er mai 2018