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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Jazz



Aux maîtres du jazz, pour les premières émotions musicales que je leur dois : Duke Ellington (« Take the A Train »), Django Reinhardt (« Nuages »), Sydney Bechet (« Petite fleur »), Lionel Hampton (« Paulette's Boogie »), Louis Armstrong et Ella Fitzgerald (« Summertime », extrait de « Porgy and Bess »). Merci à eux et à tous les autres...


À l'âge où les copains avalaient en extase
Pop, rock, variétés que chaque radio
Jusqu'à satiété passaient pour les ados,
J'écoutais plein d'entrain les grands maîtres du jazz.

Le billet que poinçonne un contrôleur n'est pas
Un ticket ordinaire – on en vend dans les gares –,
C'est un billet qui sert à prendre le départ,
Avec Duke Ellington, sur le quai du Train A.

De la guitare part un accord qui voyage
Dans le ciel de printemps quand le vent du midi
Souffle tout doucement et que la mélodie
Que joue Django Reinhardt porte pour nom Nuages.

Qui te fait tourner tête et sait charmer ton cœur,
Qui sait l'art d'enjôler en te contant fleurette ?
Quelque note envolée de quelque clarinette,
Monsieur Sydney Bechet et sa Petite fleur.

Le roi du vibraphone au bout de ses baguettes
Fait vivre l'instrument comme lui seul sait faire
Et la salle reprend sur un rythme d'enfer
Avec mister Hampton le Boogie de Paulette.

Trompette de gala, voix au timbre enchanté,
Et musique divine alors composée par
Monsieur George Gershwin, héritage de stars,
Satchmo et miss Ella pour le Temps d'un été.

J'aime aussi la chanson, moi le faiseur de phrases
Où chaque mot se mêle avec le mot suivant.
Euterpe est plurielle et me charme souvent
Et les plus charmeurs sont les grands maîtres du jazz.


Davézieux, lundi 7 janvier 2013