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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Il (je, tu)



Premier poème métaphysique à géométrie variable (le lecteur aura la possibilité de remplacer « Il » par « Je » ou « Tu » en n'omettant pas de faire correspondre les mots associés).


Il ne possède rien en arrivant sur Terre,
Il tire du néant son âme vagabonde,
Et son unique bien, le ventre de sa mère,
Il le quitte en criant pour affronter le monde.

Il ne possède rien mais il croit posséder,
Furieux, il amasse argent, richesse, honneurs.
La fortune entretient complaisamment l'idée
Que celui qui entasse achète son bonheur.

Il ne possède rien que ses sens lui révèlent,
Il serre entre ses doigts tant et tant de trésors
Mais il verra combien il peut être cruel
De tout perdre à la fois pour rencontrer la mort.

Il ne possède rien, illusion du temps,
Ses jours sont une fuite en avant car tout passe,
Il va, vient puis revient jusques à cet instant
Où le tombeau l'invite à occuper sa place.

Il ne possède rien en quittant cette Terre
Sa fin était prévue, oublieuse pensée,
Croyant, athée, païen, qu'importe, sa dernière
Heure est enfin venue. Où va-t-il ? Nul ne sait.


Davézieux, lundi 14 janvier 2013