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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Haïku & senryû (série IX)



201

Routiers ! Vivement
Que vos foutus camions
Roulent sur des trains !

202

Ce trou pour gros rat,
C'est l'entrée du lave-linge,
Matou curieux.

203

Coquelicot rouge,
Sous le Soleil de juillet,
As-tu donc si chaud ?

204

« Ne fais pas le zouave ! »
Dit la mère à son gamin
Au pont de l'Alma.

205

Nous, on s'est fâchés
Sur le pont de la Concorde.
(Ironie du sort !)

206

Ton cousin chameau
Bosse deux fois plus que toi,
Sacré dromadaire !
207

Les gouttes parfois,
Dans le ciel annonéen,
Font tout à l'envers.

208

Là ! Une médaille !
Et hop ! Trouvée, pour le coup,
Perdue, pour le cou...

209

Pluie froide d'automne
Et l'omelette aux girolles
Dans l'âtre qui fume.

210

Las ! Cent ans après,
Soldats de la Grande Guerre,
La guerre, toujours...

211

Foutre ! Quel barouf !
Vent du Midi, vent des fous,
Fous-nous donc la paix !

212

Brosse à… dents… ? Papa,
Dis, tu sais, ma brosse à dents,
Elle peut… me mordre ?

213

La chanson du vent,
Mûres mûres de nouveau,
Revoilà l'automne...

214

Dans le pré, l'orage,
C'est l'arroseur à rosés,
Hein, les mycologues ?

215

Brouillard qui t'élèves
Sur le lac, matin d'hiver,
As-tu vu ma barque ?

216

Sur l'eau du canal,
L'était un petit navire :
« Kinavéjaja ».

217

Le cheval de fer
Des Apaches n'avait pas
De fer à cheval.

218

Amoureux transi,
Le nain attend, là, debout
Dans la blanche neige.

219

Deux oreilles... Puis
Un trou sur deux longues pattes
Fuit en bondissant.

220

Joli mois de mai,
Un peu frileux cette année,
Mai joli quand même.

221

Quand il pleut à verse,
Escargot, toi tu t'abrites
Sur le champignon.

222

Pour l'oiseau sur l'arbre,
Ni divin, ni infini,
Juste son nid, là.

223

Hier, au zoo,
Dans le regard du gorille
J'ai vu mon regard...

224

« Moi j'ai mal au do,
M'a dit mon collègue altiste.
Et toi ? — Moi au si. »

225

Effluves divins
Dans le train de 19 heures
– Mon cœur, tu t'égares !