Vers le haut de page
Vers le bas de page

POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Haïku & senryû (série XX)



476

Les dunes de gypse
D'un désert de porcelaine
Tout en Sables Blancs.

477

Sur mon marque-page :
« Fête du livre jeunesse ».
Et un haïku, un !

478

La bise d'hiver
M'a embrassé sur la joue.
Peu me chaut ! Salut !

479

Belle au pneu crevé,
Je vais vous aider ! Avec...
Un grand cric d'amour !

480

Mon dieu qu'ils sont doux,
Les petits matins d'automne
Quand le ciel est bas...

481

Passant par les Vosges,
J'ai lampé – pas fait semblant ! –
Un ballon d'alsace.

482

Soleil noir, quand même,
Rien n'éclipse ta splendeur,
Tête couronnée.

483

Mardi, pleins feux sur
Sa Majesté Carnaval !
– Despote éclairé.

484

Drapeau dans le champ,
Trois bleuets, trois pâquerettes,
Trois coquelicots.

485

« Terre ! » crie p'tit Paul
Dans son carton en montrant
L' tapis du salon.

486

D'Anjou, de Touraine :
Loire aux vins du val de Gloire !
Et vin-ersement.

487

Grêle... Autan... Gredins !
Me hâtai-je en grelottant
Sous les grêlons gris.

488

Notre mère-grand,
Son petit chapeau rond rouge,
C'est tout une histoire !

489

Pas un bruit, personne...
Une heure au clocher... Torpeur,
Tout dore au village.

490

Vendredi, naufrage
Sur l'Île Saint-Louis... Moi,
Je l'ai crue, Zoé !

491

Rosa, Madeleine,
Marieke, Mathilde... Et toi,
Où es-tu, grand Jacques ?

492

Qui pleura, du toit,
Cette larme de cristal
Que le froid figea ?

493

La Lune est notaire
Puisqu'on s'adresse aussi bien
Au clerc de la Lune.

494

Pluie d’automne ; au pré,
Le cri rouillé d’un vieil âne
Qui se sent bien seul...

495

Sur ton tablier,
Il y a, jeune écolière,
Ton emploi du temps.

496

Minuit... Pas un bruit...
Même le silence dort
– D'or aussi, la Lune.

497

Sur le mur de Pierre,
Il ondule au gré du vent
(Le coquelicot).

498

Déclarer sa flamme,
On ne sait pas c' que ça coûte
– Ses revenus, si.

499

Les pleurs de mon chat
Quand je partais le matin...
Ses pleurs, je le jure !

500

L'Œil à l'oculaire,
J'aime à vous contempler,Œil,
Anneaux de Saturne !