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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Chez le marchand de quatre-saisons
(Les joies du végétarisme)



Vous regardez, madame, attentive à leur cote
Et courbée pour mieux voir sur l'étal coloré,
Le cours de la banane, aussi de la carotte
Et le prix de la poire à la peau mordorée.

Or la vôtre, madame, entre fesses et côtes,
S'expose toute nue. Puis, chance inespérée,
Je vois, joie de mon âme, un filet de culotte
Noire, fine et ténue et de festons parée.

Restez penchée – mais oui ! – au milieu des agrumes,
Des tomates charnues, des navets, des piments,
Des pommes, des kiwis... Entre fruits et légumes,
C'est là, belle inconnue, un tableau fort charmant !

D'un végétarien (et poète, hein, ma plume ?),
Oyez, qui tout montrez, l'avisé sentiment :
Si la chair ne vaut rien dans l'assiette qui fume,
Elle a d'autres attraits à de meilleurs moments.


Annonay, vendredi 1er juillet 2016