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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Chanson de l'autobus



Au Sept, aux chauffeurs complices, aux rencontres diverses et variées...


Je parcours les bois et les champs,
Pas de géant ou sauts de puce,
D'accord, on est bien en marchant
Mais je reviens en autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Vendredi soir, arrêt d'Ozon,
J'aurai attendu tant et plus,
Autant me faire une raison :
Il est en retard, l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Les habitués du réseau
Ont une carte avec bonus
Avec leur nom et leur museau,
On la montre dans l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Un jour d'été, arrêt d'Arras,
Il est passé, l'olibrius,
Un quart d'heure en avance, hélas !
J'ai failli rater l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Cette marche m'avait fourbu :
J'ai dormi jusqu'au terminus.
À ma façon je contribue
Parfois à remplir l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Ce nouveau chauffeur sans remords
S'est trompé de route, ô lapsus
Et le client attend encor
Le passage de l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Je voudrais maintenant saisir
L'occasion de ce quatrain
Pour dire : « Je pourrais choisir,
J'aimerais bien prendre le train. »

Le train
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Mais où j'arrive après marcher,
Aucun rapide ou omnibus,
Alors si je veux rentrer chez
Moi il me reste l'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Au demeurant, il vaut mieux qu'on
Ne soit pas comme ces minus
Hantés par leur auto, ces cons
Qui ne font jamais d'autobus.

Le bus
C'est bien
Pour un p'tit gus
Qui va, qui vient.

Je parcours les bois et les champs,
Le sac sur le dos, pedibus,
Quand le soleil plonge au couchant,
Moi je reviens en autobus.


Davézieux, lundi 17 mars 2014