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POÉSIES DE MON CŒUR
Les cahiers des
P O É S I E S   D E   M O N   C Œ U R


Arbitraire



« Cette machine tue les fascistes. » (Woody Guthrie, inscription sur sa guitare)


I

Dans le silence je n'entends
Que des bruits de pas sur le sol,
Été, automne, hiver, printemps,
Do, ré, mi, fa, la, si, do, sol.

J'étais troubadour, je poussais
La chansonnette. Ohé, badauds !
Ai-je volé, tué, blessé ?
Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.

Quand pourrai-je à nouveau chanter ?
On m'a dit : « À Saint-Cucufa ! »
Automne, hiver, printemps, été,
Do, ré, mi, sol, la, si, do, fa.

Voilà des mois ou des années
Que je suis enfermé – merci !
Et pourquoi m'a-t-on condamné ?
Do, ré, mi, fa, sol, la, do, si.

Quelquefois me vient une bonne
Odeur de pomme ou de lilas,
Hiver, printemps, été, automne,
Do, ré, mi, fa, sol, si, do, la.

Qu'ai-je fait ? On ne me dit rien.
À quel destin suis-je promis ?
On me traite comme un vaurien,
Do, ré, fa, sol, la, si, do, mi.

Je vois le ciel bleu à travers
Ma haute lucarne carrée,
Printemps, été, automne, hiver,
Do, mi, fa, sol, la, si, do, ré.

II

Je suis troubadour et chanteur...
La liberté est un cadeau
Que ne font pas les dictateurs,
Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.


Davézieux, lundi 31 mars 2014