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POÉSIES DE MON CŒUR (a) POÉSIES DE MON CŒUR (i)

Alinagrammes

J'étais, main tenant
Mon stylo (ça va, un stylo, ça court),
Le Lion du gag et du calembour,
De l'anagramme et
L E   L I O N   R A M A I T
(Il est éprouvant parfois de rimer).

Le Lion ramait. Ramait et s'armait.
S'armait pour t'aimer – t'aimer à jamais.
À jamais d'accord mais même en s'armant,
On est désarmé face aux faux serments.

Je suis maintenant
(Pour jouer encore avec le discours :
Charade, rébus, bons mots et toujours
L'anagramme fine)
L E   R O Y   N U   D' A L I N E
(Nu comme un amant. Pas vrai, Courteline ?)

Le roy nu d'Aline a froid : il est nu.
Quand on est amant, c'est fort bien venu
Mais si l'on a froid, le cœur dépouillé,
On est inspiré de se rhabiller.

Note de l'auteur : lecteurs et lectrices,
Seul qui nous (*) connaît – pardon et merci,
Saura déchiffrer les lettres complices
Du vers numéro cinq, et quinze aussi.

(*) Ah, qui est ce « nous » ? Je n'ai rien à dire
D'autre. Crois-tu donc qu'ici j'atermoie ?
Non, j'en ai déjà trop dit. On soupire ?
Un indice alors... Nous, c'est elle et moi.
Annonay, samedi 7 février 2015
Note de l’auteur : l’impossibilité où se trouvera la (quasi) totalité des lecteurs de déchiffrer les « alinagrammes » mentionnées dans le titre ne l’empêchera pas – au moins ai-je la faiblesse de le croire – d’apprécier ces quelques vers.